Comparatif
La comparaison est un peu particulière : le Fujifilm X-T30 III est sorti fin 2025, le Sony A6400 date de 2019. Six ans d'écart, et pourtant le Sony reste largement vendu et cherché, souvent à un prix bien inférieur. La vraie question n'est donc pas "lequel est meilleur techniquement" : le X-T30 III gagne sur presque tous les points modernes : mais plutôt "est-ce que la différence de prix justifie de choisir le Fujifilm ?" Pour certains profils, la réponse n'est pas si évidente.
| Caractéristique | Fujifilm X-T30 III | Sony A6400 |
|---|---|---|
| Année de sortie | 2025 | 2019 |
| Capteur | 26,1 MP X-Trans CMOS 4 BSI (APS-C) | 24,2 MP Exmor CMOS (APS-C) : capteur Bayer |
| Processeur | X-Processor 5 (2025) | BIONZ X (2019) |
| Stabilisation intégrée (IBIS) | Aucune | Aucune |
| Autofocus | Détection IA : humains, animaux, oiseaux, véhicules, insectes, drones | Real-time Eye AF, Real-time tracking (humains et animaux) |
| Points AF | 425 points hybrides (100% du capteur) | 425 phase + 425 contraste (84% du capteur) |
| Vidéo interne max | 6,2K/30p : 10 bits 4:2:2 | 4K/30p : 8 bits 4:2:0 (4:2:2 via HDMI seulement) |
| 4K haute cadence | 4K/60p | Non |
| Slow-motion max | 1080p/240 fps | 1080p/120 fps |
| Profil log vidéo | F-Log interne | S-Log2, S-Log3, HLG |
| Simulations / profils couleur | 20 simulations film : molette dédiée | Aucune simulation film |
| Rafale mécanique | 8 fps | 11 fps |
| Rafale électronique | 20 fps (30 fps avec crop 1,25x) | 8 fps |
| Écran | Tactile inclinable classique (haut/bas) 3" | Tactile 180° flip-up 3" : idéal vlog |
| Flash intégré | Oui (pop-up) | Non |
| Résistance aux intempéries | Non | Corps en magnésium, protection poussière/humidité |
| ISO de base | ISO 80 | ISO 100 |
| ISO max étendu | 51200 | 102400 |
| Autonomie (CIPA) | 425 vues (mode Économie) | ~410 vues |
| Carte mémoire | UHS-I | UHS-I |
| Viseur | OLED 2,36 Mpts, 0,39" | OLED 2,36 Mpts, 0,39" |
| Dimensions | 118,4 x 82,8 x 46,8 mm | 120 x 66,9 x 59,7 mm |
| Poids (avec batterie et carte) | 378 g | 403 g |
| Monture | Fujifilm X | Sony E |
| Prix indicatif | ~999 € | ~600 – 750 € (neuf ou reconditionné) |
Le X-T30 III utilise le capteur X-Trans de 26,1 mégapixels avec sa disposition unique de photorécepteurs sans filtre passe-bas, ce qui lui donne une finesse de détails caractéristique. Le A6400 propose 24,2 mégapixels sur un capteur Bayer classique, le même que l'A6500 sorti en 2016. La résolution est légèrement inférieure, mais suffisante pour la plupart des usages courants. En pratique, la différence de qualité d'image entre les deux se ressent davantage dans les hautes sensibilités ISO et dans le traitement des couleurs que dans la résolution brute.
Là où le X-T30 III creuse vraiment l'écart, c'est sur le rendu des couleurs en JPEG. Son X-Processor 5 de dernière génération livre une meilleure gestion du bruit à hauts ISO et des teintes plus précises. Cela dit, le A6400 reste un excellent capteur pour 2019, et ses fichiers RAW sont tout à fait compétitifs une fois traités en post-production.
Quand il est sorti en 2019, le A6400 était réputé comme ayant l'autofocus le plus rapide du marché à ce prix, avec son système Real-time Eye AF et son Real-time Tracking. Il accroche les yeux instantanément et suit les sujets de manière très fiable. En 2025, cet autofocus reste compétitif et ne décevra pas pour la photo de portrait, de famille ou de street.
Le X-T30 III va cependant plus loin avec sa détection IA par X-Processor 5. Il reconnaît non seulement les humains et les animaux, mais aussi les oiseaux, les véhicules, les insectes et les drones, des catégories que le A6400 ne gère pas nativement. Pour la photo de nature, de faune sauvage ou de sport automobile, le Fujifilm est dans une catégorie supérieure. Pour la photo de famille et de portrait, les deux font le travail avec une fiabilité comparable.
C'est peut-être là que l'âge du Sony se ressent le plus. Le A6400 enregistre en 4K/30p en interne, mais en 8 bits 4:2:0 seulement : la qualité 10 bits 4:2:2 n'est accessible qu'en branchant un enregistreur externe via HDMI. Il ne monte pas au-delà du 4K/30p, et le slow-motion s'arrête à 1080p/120 fps. Le X-T30 III, lui, propose 6,2K/30p en 10 bits 4:2:2 directement sur la carte, le 4K/60p et même le 1080p/240 fps pour un slow-motion bien plus prononcé.
Le Sony contre-attaque sur la qualité de ses profils log. Il propose le S-Log2, le S-Log3 et le HLG : des formats éprouvés dans l'industrie vidéo, avec notamment le S-Log3 qui offre une très grande latitude d'étalonnage. Le X-T30 III se limite au F-Log de Fujifilm, bon mais moins universel dans les workflows professionnels. Pour un vidéaste qui monte et étalonne sérieusement, le Sony a encore un point à défendre sur ce terrain.
C'est probablement la raison la plus fréquente de choisir un Fujifilm plutôt qu'un Sony. Les 20 simulations film du X-T30 III, accessibles via une molette physique sur le dessus du boîtier, permettent d'obtenir des JPEG aux couleurs riches et travaillées directement à la prise de vue, sans jamais ouvrir un logiciel de retouche. REALA ACE pour des tons naturels et précis, NOSTALGIC Neg pour une ambiance voyage chaleureuse, Velvia pour des couleurs saturées et intenses : chaque simulation a sa personnalité.
Le Sony A6400 ne propose rien d'équivalent. Ses Creative Styles permettent quelques ajustements de contraste et de saturation, mais sans la profondeur ni le charme des simulations Fujifilm. Si vous aimez partager vos photos directement depuis l'appareil, sans post-traitement, le X-T30 III vous donnera de bien meilleurs résultats dès la sortie du boîtier.
Le Sony A6400 tient 11 images par seconde en rafale mécanique avec AF et AE continus, contre 8 fps pour le X-T30 III. Pour la photo de sport ou d'animaux en action avec le déclencheur mécanique, le Sony est encore plus véloce. Le X-T30 III prend sa revanche en rafale électronique avec jusqu'à 20 fps (voire 30 fps avec un léger recadrage), là où le A6400 plafonne à 8 fps en mode silencieux.
Le A6400 dispose d'un écran qui se retourne à 180 degrés, permettant de se filmer face à l'objectif en voyant l'image en temps réel. C'est l'un des grands arguments de cet appareil pour les créateurs de contenu et vloggers. Le X-T30 III a un écran inclinable classique, pratique pour les prises de vue en contre-plongée ou en hauteur, mais pas pour le selfie vidéo. Si votre usage principal est de vous filmer seul(e) pour YouTube ou TikTok, le Sony a un avantage concret sur ce point.
| Modèle | Couleur | Fiche produit |
|---|---|---|
| Fujifilm X-T30 III | Noir | À partir de 881,78 € |
| Fujifilm X-T30 III | Argent | À partir de 879,78 € |
| Fujifilm X-T30 III | Anthracite | À partir de 881,78 € |
| Modèle | Couleur | Fiche produit |
|---|---|---|
| Sony A6400 | Noir | À partir de 554,00 € |
| Sony A6400 | Argent |
Si vous comparez ces deux appareils à prix équivalent, le X-T30 III l'emporte sans discussion : processeur plus moderne, vidéo bien supérieure, simulations film avec molette dédiée, et un autofocus IA plus complet. Mais la réalité du marché, c'est que le Sony A6400 se trouve souvent 200 à 400 euros moins cher. Et cet écart change la donne pour certains profils.
Si vous êtes vlogger et que l'écran flip du Sony est indispensable pour vous filmer, si vous voulez entrer dans l'écosystème Sony E-mount pour évoluer vers le plein format plus tard, ou simplement si votre budget est serré, l'A6400 reste une option sérieuse malgré ses six ans. En revanche, si la qualité vidéo, les simulations film et la modernité du processeur comptent pour vous, l'investissement dans le X-T30 III est justifié.
Article rédigé par l'équipe d'AchatMoinsCher.com, comparateur de prix en ligne.
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